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Le musée d'horlogerie
Cette page raconte l'histoire du magasin d'horlogerie "Georges Lemoine" qui est devenu par la volonté de sa fille, Madame Dubernet, le Musée Horloger de Lorris. C'est d'un recueil écrit par sa fille que sont tirées ces lignes.
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Histoire du lieu
Nous sommes à Lorris, dans les années quarante, chef-lieu de canton du Gâtinais, la ville comptait alors 5000 habitants dispersés pour la plus part dans les fermes des environs.
Il n'y avait pratiquement pas de voiture automobile, on circulait le plus souvent à bicyclette. On attelait la carriole pour venir au marché du jeudi vendre les lapins et les volailles et faire "en ville" les achats indispensables. Il était très important de pouvoir se fournir sur place car les travaux des champs n'attendent pas.
Aller jusqu'à Montargis distant de 25 kms était alors une grosse affaire et le client qui s'y risquait était perdu pour le commerce local.
L'horloger se devait d'être polyvalent. Quand une montre était vraiment irréparable (soit qu'elle vienne du trisaïeul soit qu’elle soit tombée à l'eau) il devait pouvoir la remplacer. Comme les jolies montres étaient des cadeaux de valeur le plus souvent en or, mon père vendait aussi tout ce qui se faisait en or ou en argent.
Comme le précise le papier à lettre, il vendait aussi du matériel d'optique et de photographie, de ce fait il participait indirectement à la vie de chacun de ses clients.
Collections
L'atelier de restauration
Alors raconter la vie du ménage revient à faire une radioscopie de la vie du village dans ces années-là, d'autant plus que le magasin comprenait deux vitrines, la seconde était réservée à ma mère qui, elle, s'occupait des chapeaux et des voiles de mariées"

Horaires d'ouverture
La marraine et le parrain qui comme par hasard s'était trouvés garçon et demoiselle d'honneur au mariage et qui s'était souvent fiancés dans l'intervalle offraient au nouveau-né, la timbale et le coquetier ou le couvert gravé au prénom du bébé. C'était souvent le grand-père qui venait payer la gravure. .. Il en profitait pour faire changer ses verres de lunettes.
Tarifs d'entrée
Je savais réparer toutes les montres et le cas échéant je pouvais faire moi-même les pièces manquantes. Les montres dont certaines étaient en or de différentes couleurs coûtaient très cher - le prix de plusieurs paires de poulets. C'était, dans ces années de crise économique, un achat très important.
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J'ai quitté l'école l’année de mon certificat d'études mais je ne l'ai pas passé car ce jour là j'avais une angine ... Il n'était pas question de retourner en classe l'année d'après vu que j'avais onze ans, l'âge de l'apprentissage.
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